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Rôle du généraliste - BPCO



Le médecin généraliste est en première ligne pour assurer le diagnostic précoce d’une BPCO, affection fréquente, grave et coûteuse.

 


 

 

Diagnostiquer une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) dès les premiers symptômes est difficile. En général, le fumeur ou celui qui a réussi son sevrage tabagique ne s'alarme pas des signes évocateurs comme la toux ou l'essoufflement. Pourtant, ces personnes risquent de développer cette maladie respiratoire chronique, responsable d'environ 15 000 décès par an, en cause initiale ou associée.Il ya nécessité d'améliorer le diagnostic précoce.

Si le médecin est formé à son utilisation, le minispiromètre peut être utilisé au cabinet chez tout sujet de plus de 40 ans ayant fumé plus de 10 paquets-années.

L’identification des sujets à risque peut être large et peut conduire à la pratique d’une mesure du souffle grâce à un minispiromètre électronique.La détection précoce de la BPCO conduit à une amélioration du nombre de diagnostics réalisés et à une meilleure prise en charge.

Actuellement, un patient sur trois atteints de BPCO ignore qu'il souffre de cette maladie et plus d'un malade sur deux n'a pas de traitement adapté. Tous les médecins ne sont pas équipés de mini-spiromètres, pourtant facilement accessibles et peu coûteux. Outre le matériel, le praticien doit avoir suivi une formation initiale qui doit être complétée par un entrainement pratique.

 

Plan BPCO 2005-2010 (En savoir +) :

 

Il existe également des modules de formation médicale continue qui permettent aux médecins généralistes de se perfectionner à la pratique de la spirométrie. Ce programme a été réalisé par la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF), qui est également à l'origine d'un CD sur la mesure du souffle. Toutefois, les modules de formation ne sont disponibles que sur le site Internet de la SPLF, le CD ne l'est que sur demande directe des médecins généralistes.



Sources :

- Léophonte P. Profil et prise en charge de patients venant consulter pour une exacerbation de bronchopneumopathie chronique obstructive non sévère (enquête Pragma). Etude observationnelle sur 4763 patients. Médecine et maladies infectieuses 2008.
- InVS. Rôle du médecin généraliste dans la détection précoce de la BPCO. BEH n°27-28. Juillet 2007
- Guide affection de longue durée. Insuffisance respiratoire chronique grave de l'adulte  secondaire à une bronchopneumopathie chronique obstructive. HAS. Octobre 2006
- Roche N. Difficultés de l'évaluation de la dyspnée et de la fonction respiratoire en médecine générale. Presse Med. 2009

 


BPCO,le rôle du généraliste
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Vidéo : Le dépistage en pneumologie

 

Pour palier ce manque de formation des médecins généralistes, le plan BPCO 2005-2010 lancé par le gouvernement prévoyait de :

    * Former les médecins généralistes à l'utilisation des outils de mesure du souffle et à la prise en charge des anomalies du souffle détectées et diffusion des appareils de mesures aux professionnels concernés ;
    * Développer la pratique des dépistages des anomalies du souffle dans le cadre de "consultations de prévention" des personnes de plus de 40 ans ayant des facteurs de risque (tabac et/ou exposition professionnelle).

 

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